Ән мәтіні
[Verse 1] J’ai retrouvé la clé dans la poche de mon manteau Avec trois grains de sable et l’odeur du vieux métro La porte avait changé, pas le parquet qui craque Ni la tasse ébréchée derrière la pile de draps Maman gardait mes lettres dans une boîte à biscuits Entre un bouton doré et la recette du riz J’ai lu mon nom d’enfant, écrit penché, tout petit Et le silence a dit : tu peux rester ici [Pre-Chorus] Tout bas, je me rappelle Le rideau, le jardin *(reste encore un peu)* La voix de ma sœur dans l’escalier voisin [Chorus] Chez nous, les jours reviennent par la fenêtre Même quand on a grandi, même quand on veut renaître Chez nous, le cœur connaît le chemin sans parler Il suffit d’une odeur de pain pour tout recommencer Chez nous, je pose enfin mes valises Et mes peurs avec elles, sur la chaise de la cuisine [Verse 2] Mon père avait laissé son vieux vélo rouillé Sous le figuier penché qu’il venait d’arroser J’ai posé ma main dessus, comme on touche une épaule Et j’ai senti ses dimanches revenir dans mes paumes La voisine au portail m’a demandé mon prénom Comme si vingt ans d’absence effaçaient la maison J’ai ri, j’ai dit le mien, puis j’ai parlé du quartier Des volets bleus, du chien, du marchand de marrons grillés [Pre-Chorus] Tout bas, je me rappelle Les saisons sur le mur *(je suis là maintenant)* Et cette vieille chanson qui traverse les murs [Chorus] Chez nous, les jours reviennent par la fenêtre Même quand on a grandi, même quand on veut renaître Chez nous, le cœur connaît le chemin sans parler Il suffit d’une odeur de pain pour tout recommencer Chez nous, je pose enfin mes valises Et mes peurs avec elles, sur la chaise de la cuisine [Bridge] J’ai pris des trains lointains, changé de nom parfois Porté des villes entières au fond de ma voix Mais sous chaque plafond, quand venait le matin Je cherchais cette lumière au bord du vieux chemin [Chorus] Chez nous, les jours reviennent par la fenêtre Et les absents s’assoient quand la table est prête Chez nous, le cœur connaît le chemin sans parler Il suffit d’une odeur de pain pour tout recommencer Chez nous, je pose enfin mes valises Et je laisse la nuit dehors, au seuil de la cuisine [Outro] La clé reste dans ma poche, je n’ai plus peur de rentrer La maison dort doucement, et je peux respirer *(oui, je suis là)*

